Top

À lire avant de continuer : en cohérence avec le sujet de l'article, celui-ci présente des images qui peuvent choquer certaines personnes. Il s'agit d'images issues de photo-reportages récompensés et présentent les thèmes suivants : noyade, famine, lynchage public, bombardement, cadavres et nudité infantile. Une violence à découvrir donc avec précaution et dans une optique critique de nos modes de réceptions des images. L’horreur est revenue, entraînant avec elle des réactions qui tiennent parfois du rituel. Des hashtags #Prayfor aux Portes ouvertes, en passant par le dessin symbole, tout laisse penser que notre société redécouvrant le terrorisme a en quelques mois déjà adoptés des réflexes naturels face à l’horreur. Pourtant la violence perçue de l’évènement reste intacte. Traumatisante au possible, laissant peu de place à l’habitude, y compris celle que l’on entretient désormais face aux images. Lynchage de Darius, Noyade d’Alan Kurdi, Assassinats de Charlie Hebdo, Boucheries de Paris, Carnage de Bagdad, Massacre de Nice… Aucun de ces exemples ne peut prétendre à un même traitement de l’image en France et révélent la pataugeoire dans laquelle nous évoluons quant il s’agit de montrer la violence. Pour cause, elle fait appel à de nombreux registres culturels et émotionnels qui sont infiniment plus complexes que ce que l’on peut penser et pour lesquels nous ne sommes que peu préparés.

Certes le NAB est l’occasion de parler de nombreuses caméras, mais à l’occasion de cette édition 2016, c’est presque vers les logiciels de montage et de post-production que les évolutions sont les plus intéressantes. Pourtant, il n’y a pas ni réinvention drastique, ni technologie inédite sur les stands de démonstration. Pourtant ce qui se dégage au travers de plusieurs exemples est l’inclinaison à transformer les logiciels de post-production en plateformes toute-en-un.

[vc_row][vc_column][vc_column_text]À moins que vous ne viviez dans un placard sous l’escalier, il ne vous aura pas échappé que Star Wars VII a finalement atteint nos écrans, 10 ans après la fin de l’Episode III. La stratégie marketing et virale de Disney, a achevé la transformation de cette icône de la pop-culture en une licence Hollywoodienne assumée. De quoi en dégoûter un grand nombre, exaspéré de retrouver BB-8 sur les paquets d’oranges à jus du Franprix du coin. Cet Episode VII, du fait des sentiments (injustement) mitigés à propos de la Prélogie, subit d’entrée une pression qui interdit le faux-pas. Si l’univers de Star Wars regorge de nombreuses inventions et détails dus à des artistes et techniciens légendaires (Ralph McQuarrie, John Williams, Ben Burtt ou plus récemment Ryan Church), Le Réveil de la Force se devait non seulement de les restituer fidèlement, mais aussi de les réinventer. Or comment réinventer un monument de la pop-culture? On peut enrichir des univers en créant des planètes, de nouvelles espèces, de nouveaux vaisseaux. Mais comment renouveler une cinématographie construite sur 40 ans dont les images habitent profondément les esprits ?