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Au cas où tu te poserais la question, O noble voyageur de passage sur cette modeste parcelle de l'Internet, j'assume totalement le racolage inhérent de ce titre. Racoleur, certes, faux, certainement pas. Le Sofort, le dernier né de chez Leica, coûte effectivement moins de 300€. Instantané hybride à la manière de ce que fait Fuji, il est l’occasion pour moi de revenir un peu sur ce format , avec lequel je travaille depuis quelques années, et qui depuis a connu quelques sérieuses transformations. 

Il y a des matins, comme ça, où tout n’est que douceur et volupté, où l’on a en optique de taper la causette à toutes les grand-mères du quartier. Même un scandaleux journal de Pujadas à 20h sur la 2 n’arriverait pas à m’ôter de mon petit nuage sur lequel je suis posé depuis ce matin. Alors OUI ! Il m’en faut peu, mais que veux-tu, lecteur ? Quand les constructeurs jouent les Pères Noël au beau milieu du mois de Septembre, ça fait autant d’effet sur moi que la CAF qui répond enfin au téléphone : j’hyperventile.

À lire avant de continuer : en cohérence avec le sujet de l'article, celui-ci présente des images qui peuvent choquer certaines personnes. Il s'agit d'images issues de photo-reportages récompensés et présentent les thèmes suivants : noyade, famine, lynchage public, bombardement, cadavres et nudité infantile. Une violence à découvrir donc avec précaution et dans une optique critique de nos modes de réceptions des images. L’horreur est revenue, entraînant avec elle des réactions qui tiennent parfois du rituel. Des hashtags #Prayfor aux Portes ouvertes, en passant par le dessin symbole, tout laisse penser que notre société redécouvrant le terrorisme a en quelques mois déjà adoptés des réflexes naturels face à l’horreur. Pourtant la violence perçue de l’évènement reste intacte. Traumatisante au possible, laissant peu de place à l’habitude, y compris celle que l’on entretient désormais face aux images. Lynchage de Darius, Noyade d’Alan Kurdi, Assassinats de Charlie Hebdo, Boucheries de Paris, Carnage de Bagdad, Massacre de Nice… Aucun de ces exemples ne peut prétendre à un même traitement de l’image en France et révélent la pataugeoire dans laquelle nous évoluons quant il s’agit de montrer la violence. Pour cause, elle fait appel à de nombreux registres culturels et émotionnels qui sont infiniment plus complexes que ce que l’on peut penser et pour lesquels nous ne sommes que peu préparés.

Aaaaah je vous vois venir ! Avec les beaux rayons de soleil qui reviennent je vous vois lorgner sur les plages de sable fin, les barbecues entre copains, les katsudons au club de crossfit (vous vous reconnaitrez). Mais l’imminence de l’été annonce aussi les examens pour d’autres. Mes étudiants en BTS Audiovisuel de l’excellente Ecole Supérieure des Métiers de l’Image de Bordeaux concourent cette année encore pour le 100% de réussite. Et alors que les épreuves ne sont pas encore terminées, l’un d’entre eux, Paul, vient de présenter officiellement la première beta de Shutter Encoder; un logiciel d’encodage/utilitaire qu’il a développé lui même pendant ses années de BTS.

Voilà déjà un petit moment que le Festival de Cannes bat son plein, avec une sélection comme à son habitude assez hétéroclite. Aux noms habituels de Dolan ou des frères Dardenne viennent s'ajouter des noms moins connus, traduisant la volonté traditionnelle d'offrir une sélection dépassant les horizons et les cultures. L'exercice est intéressant car il permet, au contraire des Oscars ou des Césars, l'analyse des outils techniques sans être biaisé par une barrière géoculturelle. Je vous ai donc concocté un débrief sur les moyens de tournage des films en compétition.

Tout ceux qui me suivaient sur mon ancien blog Le Laboscope savent que c’est un de mes cheval de bataille. Face à la course à la résolution, à l’avènement du RAW, mais aussi à la baisse des prix du secteur, le stockage est devenu une problématique sous-jacente qui a parfois du mal à être perçue. Au NAB, ce sont bien des solutions pour les petites et moyennes structures qui ont la part belle.